Chez Musil (Dans les Conversations sacrées de l’Homme sans qualités), chez Proust (Le Temps retrouvé –les extases de la mémoire involontaire–) mais aussi chez Virginia Woolf, Joyce, Jaccottet (Les épiphanies), dans la 7ème rêverie de Rousseau, Michel Didier, professeur de littérature à l’Université de Toulouse- le Mirail a pointé quelques textes majeurs, relatant ces « expériences privilégiées », ces états où surgit un autre rapport au monde, comme un saut qualitatif par rapport au monde ordinaire.
Des états que nombre d’entre nous ont pu éprouver en mille circonstances, à partir d’un éclat de lumière sur une main, d’un paysage, d’un trait de musique, d’un troupeau de vaches dans un pré, du rapprochement soudain de deux moments de vie, d’un objet du monde naturel qui soudain semble nous faire signe.
Alors, chacun d’entre nous, dans un état quasi extatique de passivité active, de contemplation semblable à un état mystique mais situé hors de toute référence religieuse, accueille tout ce qui l’entoure et pendant que son moi propre disparaît, se dissout dans un bonheur absolu, qui éloigne ou récuse la mort.
Au fond comme disait Proust et le rappelait Roger Vrigny, « la vraie vie ne serait-elle pas la littérature, la vie rêvée des livres ? »
A travers des lectures choisies, Michel Didier nous fera découvrir ces grands textes, ces moments privilégiés et s’interrogera, nous interrogera, sur le sens et la place à leur accorder dans notre vie.
Entrée libre – Signatures