En dépit du développement rapide des technologies de l’information et de la communication dans les sociétés contemporaines, la littérature,dans son expression la plus haute, continue à jouer un rôle irremplaçable. Elle constitue, pour la Francophonie, un enjeu majeur en tant que vecteur d’un humanisme toujours soucieux de hautes valeurs à l’heure où se construit un ordre aux dimensions d’un monde nouveau.
Aussi, l’Organisation internationale de la Francophonie, au-delà de l’appui à l’édition et à la formation aux métiers du livre, entend-elle depuis toujours, assurer la promotion de la création littéraire francophone. C’est dans ce contexte qu’elle apporte son soutien à des prix littéraires comme « le Prix du Jeune Ecrivain » et le « Prix du Jeune Ecrivain Francophone », ayant tous deux pour finalité la découverte de jeunes talents.
Le 23ème anniversaire du « Prix du Jeune Écrivain » me donne l’occasion de renouveler mon intérêt et celui de l’Organisation internationale de la Francophonie au Prix du Jeune Écrivain Francophone. En deux décennies, de jeunes écrivains, auteurs d’œuvres inédites, un jury de renom, et les comités de lecture, ont contribué à l’émergence de nouveaux talents francophones. En 22 ans, plus de 12.000 textes reçus et lus. C’est bien là un travail remarquable. Pour l’année 2007, cinquante neuf pays ont participé au Prix du Jeune Ecrivain Francophone avec 393 textes, le Cameroun en tête suivi du liban. Voilà qui montre aussi l’intérêt de la jeunesse francophone pour cette action qui met en exergue la diversité culturelle si chère à la Francophonie.
Il me plaît donc de saluer le dynamisme des parties prenantes et de me réjouir du chemin parcouru pour porter l’événement à la hauteur de l’espoir de l’équipe dirigeante de ce Prix.
L’appui apporté au Prix du Jeune Ecrivain et au Prix du Jeune Ecrivain Francophone traduit le souci de l’Organisation internationale de la Francophonie de contribuer à la promotion de la langue française. Cette action de valorisation de la langue française passe, de manière incontestable, par le soutien à la créativité littéraire qui va de l’initiation aux métiers d‘écriture, en passant par la mise en place d’une réelle politique des prix littéraires, comme espace d’incitation à la création et à la diffusion de nombreux écrits en français.
La Francophonie, sans relâche, continuera à soutenir le Prix du Jeune Écrivain Francophone, pour le rayonnement de la langue française que tant de peuples sous diverses latitudes ont en partage, contribuant ainsi au renforcement de la diversité culturelle si nécessaire à un monde qui aspire à la paix et partant, à la prospérité et à l’entente des peuples.