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Les Rendez-vous du Prix du Jeune Ecrivain
Les rendez-vous de Muret
Une scène pour Seyhmus Dagtekin

Mise en espace par Anne Sicco et interprêté par la troupe L’Oeil du Silence.
Entrée libre

 Une scène pour Seyhmus Dagtekin 
Interview de Seyhmus Dagtekin en bas de page

Prix de l’Académie Française Théophile Gautier 2008, Prix Mallarmé 2007
Soirée organisée en partenariat avec l’association Les Amis de la Maison des Ecritures Lombez Midi-Pyrénées

Seyhmus Dagtekin

est né en 1964 à Harun, village kurde du Sud-Est de la Turquie où il vécut jusqu’à l’âge de 10 ans. Après des études de journalisme à Ankara, il arrive à Paris en 1987 et s’installe dans la capitale où il séjourne depuis. Il écrit en français, en kurde et en turc.

Il a publié, à ce jour, 7 livres de poésie et un roman A la source, la nuit publié chez Robert Laffont en 2004, qui obtint une mention spéciale du Jury du Prix des Cinq Continents de la Francophonie en 2004.

Seyhmus Dagtekin est également lauréat du Prix Mallarmé 2007 et Prix de l’Académie Française Théophile Gautier pour Juste un pont, sans feu (Le Castor Astral, 2007), du Prix international de poésie francophone Yvan Goll pour Les Chemins du nocturne (Le Castor Astral, 2000). Ses textes ont été publiés dans de nombreuses revues et anthologies. Il est actuellement en résidence à la Maison des Ecritures Lombez Midi-Pyrénées.

Ces yeux tristes et nus face à l’inachevé du regard De quels yeux veux-tu être rêvée, et si je m’allège, que devrais- je délester de toi en premier Que garder pour que tu m’accompagnes à la fin Le même son Qui se dévoilera se dérobera Je n’aurais qu’à tendre l’oreille Qu’à étendre le bras Qu’à allonger le pasJuste un pont, sans feu (Le Castor Astral, 2007)

Dramaturge, metteure en scène et pédagogue de théâtre, Anne Sicco a fondé sa compagnie à Paris, pour s’installer avec sa troupe, d’abord en Italie à Florence puis à Anglars-Juillac dans le département du Lot où elle fonde l’Oeil du Silence d’après le titre d’un tableau surréaliste de Marx Ernst.

Les comédiens de l'Oeil du Silence

Anne Sicco a mis en scène Euripide, Dante, Shakespeare, La Fontaine, Marot… et des auteurs dramatiques contemporains tels que Bond, Müller, Bonal, Trolle, Deutsch, Keene, Neves, Pinter. Elle a présenté ses créations à Venise, Berlin, Toulouse, Madrid.

L’Oeil du Silence a participé, aux côtés du Prix du Jeune Ecrivain, aux rencontres poétiques de Muret autour de Vénus Khoury-Ghata, Adonis et Michel Deguy.

LE POETE INTERVIENDRA AU LYCEE PIERRE D’ARAGON L’APRES-MIDI DU 9 MARS


« Je ne suis pas venu avec mes limites. Je suis venu comme un territoire ouvert. »

Seyhmus Dagtekin interviewé par le Prix du Jeune Ecrivain

Comment un jeune turc de 22 ans en est-il venu à écrire en français ?Quand je suis arrivé en France à 22 ans, je ne parlais pas un mot de français. Je n’avais pas étudié votre langue pendant mes études en Turquie. J’ai découvert le français en arrivant en France en 1987, d’abord à Nancy pendant un an, puis à Paris, à l’Université Paris I où j’ai poursuivi des études de cinéma.
Je me suis laissé imprégner par le français comme on plonge dans une piscine : par une complète immersion dans le bain culturel français.

Vous écrivez en turc, en kurde et en français. Comment choisissez-vous l’une ou l’autre de ces langues ?
Je ne me pose pas la question. C’est selon le sujet, les sensations du moment, l’humeur de l’instant. De 1997 à 2008, j’ai écrit en français sept recueils de poèmes et un roman A la source, la nuit (Robert Laffont), paru en 2004.

Vous êtes à la fois poète et romancier. Ces deux formes d’écriture obéissent-elles à des démarches différentes ?
J’écris des poèmes pour dire des choses du monde. J’écris des romans pour raconter des histoires.

Peut-on déceler dans votre œuvre littéraire une influence liée à vos origines turque et kurde ?
Tout écrivain appartient à une aire culturelle définie mais… méfions-nous des particularismes. J’ai été très frappé, par exemple, par les histoires d’Ulysse, car elles recouvrent des histoires de mon village, Haroun, au sud-est de la Turquie. De Gilgamesh à Homère, en passant par Borgès, ce qui compte c’est le souffle commun de l’humanité. Et le souffle l’emporte sur le verbe.

Vous sentez-vous aujourd’hui, après 23 ans passés en France, un écrivain étranger, français ou francophone ?
Ces frontières ne m’intéressent pas vraiment. Dans la langue kurde, le mot étranger n’existe pas. On est un « inconnu »… jusqu’à la rencontre qui fait que l’on ne l’est plus.

Samedi 27 février 2010


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Site de Seyhmus Dagtekin
http://www.seyhmusdagtekin.fr/



 
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